Emmener son chien au Canada : les règles
Certificat antirabique en anglais ou en français, déclaration à la frontière, laisse et licence à Toronto : les règles officielles, sources à l'appui.
Par l’équipe Loulou Air · · 8 min de lecture

Emmener son chien au Canada tient à un document : le certificat de vaccination antirabique. Le Canada n’impose aucune quarantaine aux chiens de compagnie, mais un chien non déclaré ou mal documenté peut être refusé à la frontière. Voici ce que demandent l’Agence canadienne d’inspection des aliments, les services frontaliers canadiens et la Ville de Toronto, tel qu’ils le publient au 28 septembre 2026.
Quels documents pour faire entrer son chien au Canada ?
Un certificat de vaccination antirabique valide suffit dans la grande majorité des cas. Pour un chien de huit mois ou plus venant d’un pays qui n’est pas désigné comme indemne de rage, l’Import Reference Document de l’ACIA demande que le chien soit accompagné d’un certificat de vaccination antirabique valide, délivré en anglais ou en français par un vétérinaire habilité du pays d’origine, qui identifie clairement l’animal et montre qu’il est vacciné à jour contre la rage.
La langue compte : le certificat doit être rédigé en anglais ou en français. Un document en une autre langue ne répond pas à la règle telle qu’elle est écrite.
Une autre voie existe dans le même cas. L’ACIA accepte aussi un titrage des anticorps antirabiques, le RNATT, dont le résultat atteint au moins 0,5 UI/ml, prélevé au moins trois à quatre semaines après toute vaccination antérieure. Le rapport de laboratoire doit identifier correctement l’animal et l’accompagner pendant le voyage. Notre article sur le titrage antirabique du chien explique comment cet examen se déroule.
Les services frontaliers recommandent fortement de voyager avec l’original papier de tous les documents exigés. Une copie sur téléphone n’est pas ce que demande l’administration.
Faut-il une quarantaine à l’arrivée au Canada ?
Non. L’ACIA écrit que les chiens de compagnie importés, quel que soit leur pays de provenance, ne sont soumis à aucune quarantaine après l’importation au Canada. C’est une différence notable avec plusieurs destinations lointaines.
Cela ne dispense de rien à l’arrivée : l’absence de quarantaine ne vaut que si le dossier est complet. Un chien qui ne remplit pas les conditions de vaccination peut faire l’objet d’un ordre d’un inspecteur, qui impose de le faire vacciner contre la rage dans un délai fixé, aux frais du propriétaire.
Un chiot peut-il entrer au Canada ?
Oui, et les règles dépendent de son âge. Un chien qui a moins de trois mois au moment de l’importation n’a besoin ni de la vaccination antirabique ni d’une attestation de provenance d’un pays désigné indemne de rage.
Entre trois et huit mois, un chien de compagnie accompagné de son propriétaire doit remplir les mêmes conditions de vaccination antirabique qu’un adulte. Il faut donc tenir compte du calendrier vaccinal : l’ACIA rappelle qu’un chien ne peut pas être vacciné efficacement contre la rage avant l’âge de douze semaines, et qu’une vaccination faite plus tôt ne protège pas l’animal.
Attention à la notion de chien commercial. L’ACIA classe comme commercial un chien destiné à être cédé ou donné à une autre personne, revendu, adopté, accueilli en famille d’accueil, ou destiné à l’élevage, à une exposition ou à la recherche. Depuis le 28 septembre 2022, l’entrée au Canada des chiens commerciaux en provenance de pays à haut risque de rage canine est interdite, et les permis d’importation ne sont plus délivrés pour eux.
Que se passe-t-il à la frontière ?
Vous déclarez votre chien, sans exception. L’Agence des services frontaliers du Canada indique que ses agents inspectent l’animal et peuvent refuser l’entrée, le saisir ou le retenir dans quatre cas : s’il n’est pas déclaré, animaux de famille compris ; si vous n’avez pas les permis ou certificats nécessaires ; s’il est soupçonné d’être malade ou porteur d’un parasite ou d’une maladie ; ou s’il est transporté de façon inhumaine, sans être protégé des blessures.
La notion de « chien personnel » est précise. Pour les services frontaliers, un chien personnel est un animal qui vit ou vivra avec son propriétaire et qui ne sera pas transféré ou donné à une autre personne à l’arrivée. Vous devez en être l’importateur et disposer de documents prouvant que vous en êtes le propriétaire. À défaut, l’entrée est traitée comme une importation commerciale, avec des exigences différentes.
Les chiens d’assistance relèvent d’un régime distinct. L’ACIA écrit qu’un chien d’assistance importé comme chien guide, chien d’écoute ou autre chien d’assistance n’est soumis à aucune restriction à l’importation lorsque la personne qui l’importe est son utilisateur et l’accompagne au Canada. Les services frontaliers précisent qu’un chien d’assistance doit avoir été certifié et entraîné par un organisme accrédité par l’International Guide Dog Federation ou Assistance Dogs International, et que les animaux de thérapie, de compagnie, de soutien émotionnel ou de réconfort n’entrent pas dans cette catégorie.
Chien en laisse à Toronto : quelles règles ?
La laisse est obligatoire dans tout l’espace public. La Ville de Toronto écrit que vous devez tenir votre chien en laisse en public sauf dans une aire désignée sans laisse, et que cela vaut pour les parcs, les cours d’école, les plages, les trottoirs et la chaussée. Dans un parc ou sur une plage, la Ville demande que le chien soit toujours tenu en laisse.
Trois points pratiques, tels que la Ville les publie :
- La laisse ne doit pas dépasser deux mètres et doit être solidement attachée à un collier ou à un harnais.
- Attacher son chien à un poteau ou à un arceau à vélos n’est pas autorisé.
- L’amende peut atteindre 615 dollars canadiens pour un chien laissé sans laisse hors d’une aire désignée : 500 dollars, plus 110 dollars de surtaxe au profit des victimes et 5 dollars de frais administratifs.
Les crottes se ramassent immédiatement dans les parcs et les espaces publics, et le défaut de ramassage est passible de 400 dollars canadiens d’amende. Sur sa propre propriété, le propriétaire dispose de vingt-quatre heures.
La Ville rappelle enfin que la loi ontarienne sur la responsabilité des propriétaires de chiens rend le propriétaire responsable des dommages causés par une morsure ou une attaque de son chien sur une personne ou un animal domestique. Face à un coyote, elle conseille de prendre les petits chiens dans les bras et de garder les grands en laisse à ses côtés.
Aires sans laisse et licence : qui y a droit ?
Les aires sans laisse sont réservées aux chiens vaccinés et titulaires d’une licence. La Ville de Toronto le formule ainsi : pour utiliser une aire sans laisse, les chiens doivent être vaccinés et licenciés. Le dressage et les appareils électroniques y sont interdits.
Quatre catégories de chiens n’y sont pas admises : les chiens agressifs ayant des antécédents de morsure, les pit-bulls tels que définis par la loi ontarienne sur la responsabilité des propriétaires de chiens, les chiennes en chaleur, et tout chien visé par un arrêté « chien dangereux » pris par la Ville.
Ce point mérite l’attention d’un voyageur : la Ville de Toronto indique que les pit-bulls sont interdits en Ontario par la loi provinciale, et qu’elle applique cette législation localement. Si votre chien appartient à un type susceptible d’être visé, renseignez-vous auprès des autorités ontariennes avant d’acheter un billet.
La licence, elle, concerne les chiens qui vivent à Toronto : la Ville écrit que tous les chiens et chats détenus à Toronto doivent être licenciés et porter une médaille, et que la licence se renouvelle chaque année. Le défaut de licence est passible de 240 dollars canadiens d’amende. Pour un séjour court, la conséquence pratique est simple : gardez votre chien en laisse, les aires sans laisse n’étant pas ouvertes à un chien sans licence.
Et le retour en France ?
Le retour passe par les règles européennes, plus exigeantes que l’aller. La Commission européenne demande, pour un animal entrant dans l’Union depuis un pays tiers, qu’il soit identifié par une puce électronique, vacciné contre la rage par un vétérinaire officiel ou habilité, l’animal étant âgé de douze semaines au moins et la vaccination remontant à vingt et un jours au moins avant le voyage. Un certificat zoosanitaire établi par un vétérinaire officiel ou habilité est exigé, et l’animal doit passer par un point d’entrée des voyageurs désigné par chaque État membre. Le nombre maximal d’animaux déplacés à titre non commercial est de cinq.
Bonne nouvelle pour le Canada : le titrage antirabique n’est pas demandé au retour. Le Canada figure à l’annexe II du règlement d’exécution (UE) 2026/636, la liste des pays tiers dont les animaux sont dispensés du test de titrage des anticorps. Les autres conditions restent dues : puce électronique, vaccin antirabique à jour et certificat zoosanitaire. Notre article sur le passeport européen du chien détaille le document que votre vétérinaire remplit avant le départ, et le détail des formalités par pays est sur nos pages formalités.
Et si votre chien voyageait en cabine avec vous ?
C’est ce que permet le jet privé en Pay-per-Seat, le principe de Loulou Air, marque d’AEROAFFAIRES, courtier en aviation privée depuis 1991. Votre chien voyage en cabine avec vous, jamais en soute, et reste à vos pieds pendant tout le vol. Sur nos vols partagés, vous payez votre siège, pas l’avion : chaque billet comprend une place pour un humain et son chien. La limite de poids imposée par les compagnies régulières ne s’applique pas, puisque le chien ne voyage pas en soute ; la capacité dépend de l’appareil et du nombre d’animaux à bord, et un courtier valide chaque chien au cas par cas. Les formalités d’entrée restent dues sur tous les vols, privés compris, et nos courtiers vérifient le dossier de chaque chien avant le départ.
Nos vols desservent aujourd’hui New York, Dubaï et Los Angeles : voir les vols ouverts. Nous ouvrons de nouveaux vols chaque mois, alors dites-nous où vous voulez aller et parlez à un courtier ; pour un avion entier, notre société sœur AEROAFFAIRES organise l’affrètement complet.
Questions fréquentes
Mon chien doit-il être pucé pour entrer au Canada ?
L’Import Reference Document de l’ACIA n’exige pas la puce électronique : il demande un certificat de vaccination antirabique qui identifie clairement l’animal. La puce reste indispensable au retour, car la Commission européenne l’exige pour tout animal entrant dans l’Union depuis un pays tiers.
Combien de temps mon chien restera-t-il en quarantaine au Canada ?
Aucune quarantaine n’est prévue. L’ACIA écrit que les chiens de compagnie importés, quel que soit le pays de provenance, ne sont pas soumis à une quarantaine après l’importation au Canada.
Puis-je détacher mon chien dans un parc de Toronto ?
Non, sauf dans une aire désignée sans laisse, et à condition que le chien soit vacciné et titulaire d’une licence. Hors de ces aires, l’amende peut atteindre 615 dollars canadiens. Les détails sont sur la page Dogs Off-Leash de la Ville de Toronto.
Sources
Les règles changent : vérifiez-les avant chaque départ auprès de ces sources.
- ACIA - Import Reference Document, chiens domestiques
- ACIA - Ask questions before you get a dog
- ACIA - Bringing animals to Canada : importing and travelling with pets
- ASFC - Travelling with animals
- Ville de Toronto - Responsible Dog Ownership
- Ville de Toronto - Dogs Off-Leash
- Ville de Toronto - Pet Licensing
- Commission européenne - Faire entrer un animal dans l'UE depuis un pays tiers
- Règlement d'exécution (UE) 2026/636, annexe II


