Emmener son chien aux Émirats arabes unis

Les Émirats demandent un permis d’importation obtenu avant le départ, un titrage antirabique, et un certificat sanitaire établi dans les vingt-quatre heures qui précèdent le vol. C’est cette dernière fenêtre qui rend le dossier fragile.

Sources consultées le

Ce qui est propre aux Émirats

Le socle commun — puce électronique, vaccination antirabique, certificat sanitaire — s’applique ici comme ailleurs. Il est détaillé dans le guide général des formalités. Trois exigences distinguent les Émirats des destinations européennes.

Un permis d’importation, obtenu à l’avance

Le MOCCAE délivre un permis avant l’arrivée de l’animal. Sans lui, le chien n’entre pas. Le portail qui le délivre ne reconnaît qu’une identité numérique émirienne : un propriétaire français ne peut pas toujours faire la demande lui-même.

Validité du permis : 90 jours selon le MOCCAE, 30 jours selon le service vétérinaire américain. Prévoyez 30 jours.

Un titrage antirabique obligatoire

La France ne figure pas dans la liste des pays à faible risque publiée par le MOCCAE. Un chien qui part de France relève donc du régime des pays à haut risque : prise de sang par un vétérinaire habilité, analyse dans un laboratoire agréé, résultat d’au moins 0,5 UI/ml, et âge minimal de quinze semaines.

Un certificat daté des 24 heures

Le modèle français de certificat sanitaire fait attester que le chien a été examiné dans les vingt-quatre heures précédant l’expédition. L’examen vétérinaire et la légalisation en DDPP doivent tenir tous les deux dans cette fenêtre.

Un vol décalé de plus de 24 heures rend le certificat non conforme.

Le permis d’importation, et qui peut le demander

Le permis est délivré par le MOCCAE, sur son site, avant l’importation. Le service s’appelle « Import of pets (cats / dogs) » (MOCCAE). Les autorités vétérinaires canadienne et américaine confirment l’une et l’autre qu’il doit être obtenu avant le voyage (ACIA, USDA APHIS).

La demande se dépose sur le portail des services numériques du ministère, après création d’un compte. Ce portail ne propose qu’un seul mode de connexion : UAE PASS, l’identité numérique nationale émirienne (portail du MOCCAE).

La documentation officielle de UAE PASS se contredit sur les non-résidents. Une réponse indique qu’une personne sans carte d’identité émirienne ne dispose que d’un compte « Basic », limité à certains services. Deux autres indiquent qu’un visiteur présent aux Émirats peut faire vérifier son compte avec un passeport. Aucune ne dit si le service d’importation d’animaux accepte un compte « Basic » (UAE PASS).

À retenir : ne partez pas du principe que vous déposerez la demande vous-même depuis la France. Prévoyez de passer par une entreprise émirienne titulaire d’une licence d’activité animale délivrée par le MOCCAE, couvrant l’import-export d’animaux de compagnie. Le formulaire publié par le ministère prévoit d’ailleurs la signature de « l’importateur ou son représentant », mais aucune page officielle ne décrit la procédure de mandat.

Délai et frais. Le ministère annonce un jour ouvré pour délivrer le permis, et cinq jours ouvrés pour un chien d’assistance, de soutien émotionnel ou à usage médical. Les frais fédéraux sont de 200 par animal pour le permis, et de 500 par chien pour la demande de mise en libre circulation à l’arrivée, payables par carte (MOCCAE). La page officielle affiche ces montants sans écrire la devise, ni en anglais ni en arabe.

Validité du permis : 90 jours selon le MOCCAE, 30 jours selon l’USDA APHIS. Aucune source n’explique l’écart. Faites en sorte que le chien arrive moins de 30 jours après la délivrance : un permis jugé expiré interdit l’importation.

Les pièces à fournir. La fiche du ministère indique qu’aucun document n’est exigé pour demander le permis d’un chien de compagnie. Le formulaire publié par ce même ministère demande pourtant la date de prélèvement du titrage antirabique (formulaire MOCCAE), et la foire aux questions des douanes de Dubaï réclame une copie de passeport avec visa de résident, en citant un ministère qui n’existe plus sous ce nom (Dubai Customs). Préparez le dossier complet : c’est la version la plus exigeante qui vous sera opposée au guichet.

Le numéro du permis se reporte sur le certificat sanitaire français, à la case prévue à cet effet. Le permis doit donc exister avant votre rendez-vous en DDPP.

Si vous repartez ailleurs. Un chien qui traverse le territoire émirien pour repartir vers un autre pays a besoin d’un permis de transit préalable. Ce permis n’est pas exigé pour un transit aérien dans le même aéroport, à condition que l’animal reste isolé de tout autre animal (MOCCAE).

Le titrage antirabique et ses délais

La France métropolitaine ne figure pas dans la liste des pays à faible risque publiée par le MOCCAE, ni dans sa version anglaise ni dans sa version arabe. La Polynésie française et la Nouvelle-Calédonie y figurent, la Belgique, l’Espagne, la Suisse et le Royaume-Uni aussi. Le ministère ne publie pas de liste des pays à haut risque : le classement de la France se déduit de son absence (MOCCAE).

Pour un chien qui part de France, cela entraîne trois conséquences. Son âge minimal à l’importation est de quinze semaines, contre douze pour un pays à faible risque. Un certificat de titrage des anticorps antirabiques est exigé, délivré par un laboratoire agréé par les autorités du pays d’exportation. Le résultat doit être d’au moins 0,5 UI/ml.

Le vaccin antirabique lui-même ne peut pas être injecté avant l’âge de douze semaines. Sa durée de validité est celle fixée par le fabricant du vaccin : le MOCCAE n’impose aucune durée en mois.

Le délai entre la vaccination et la prise de sang. Le MOCCAE et le modèle français de certificat demandent au moins vingt et un jours après une première vaccination, ou après une vaccination qui suit une interruption. Si le chien a un rappel en cours de validité, la prise de sang peut être faite sans attendre (certificat AE_AMC_MAI_26). La fiche officielle des DDPP d’Île-de-France exige, elle, trente jours (DRIAAF Île-de-France).

À retenir : visez trente jours entre la vaccination et la prise de sang. Un délai de vingt et un jours est conforme pour les Émirats, mais c’est un vétérinaire officiel français qui légalise votre certificat, et il peut appliquer sa propre règle.

La validité du titrage. Le certificat de titrage vaut 365 jours, à la condition que la vaccination antirabique reste valide et continue et qu’aucun rappel n’ait été fait entre-temps. Un rappel administré après la prise de sang annule le titrage, qui doit être refait (MOCCAE). Or service-public.fr indique que le vaccin antirabique fait l’objet d’un rappel annuel (service-public.fr). Accordez le calendrier des rappels avec celui du voyage, sinon le titrage tombe.

Le laboratoire doit être agréé. La liste tenue par le ministère français de l’Agriculture, version 17 du 20 novembre 2025, compte trois laboratoires : l’Anses, laboratoire de la rage et de la faune sauvage, à Malzéville ; le Laboratoire départemental Eau - Vétérinaire - Air, à Launaguet ; INOVALYS, au Mans (ministère de l’Agriculture). Un titrage réalisé ailleurs expose à un refus de légalisation.

Aucune source officielle ne fixe de délai d’attente entre le résultat du titrage et l’arrivée aux Émirats. Le délai de trois mois que vous connaissez peut-être pour l’entrée dans l’Union européenne ne s’applique pas ici.

Un point de forme qui fait échouer des dossiers. Une vaccination antirabique effectuée dans un pays de l’Union européenne n’a de valeur réglementaire que si elle est inscrite dans le passeport européen de l’animal. Un carnet de vaccination ordinaire ne suffit pas, même complet (DRIAAF Île-de-France).

Les 24 heures avant le vol

Le modèle français de certificat sanitaire pour les Émirats porte la référence AE_AMC_MAI_26. Il fait attester que l’animal « a été examiné visuellement au cours des 24 heures précédant l’expédition » et qu’il n’a montré aucun signe de maladie (certificat AE_AMC_MAI_26).

Ce certificat doit ensuite être signé par un vétérinaire officiel de la DDPP. Cette légalisation se fait sur place, sur présentation des documents originaux, jamais à distance. Le rendez-vous se prend au moins quinze jours avant le départ selon la DDPP du Val-de-Marne (préfecture du Val-de-Marne), au moins deux semaines à l’avance selon les DDPP d’Île-de-France.

L’examen vétérinaire et la légalisation doivent donc tomber tous les deux dans les vingt-quatre heures qui précèdent le décollage.

À retenir : le calendrier générique publié par les DDPP d’Île-de-France prévoit une validation « à J-2 » et un rendez-vous « dans les 48 h qui précèdent le départ ». Appliqué aux Émirats, ce calendrier donne un certificat non conforme. Précisez à votre DDPP que le pays exige 24 heures.

  1. Deux semaines avant, au moinsVous prenez rendez-vous à la DDPP. Le permis émirien doit déjà être demandé : son numéro se reporte sur le certificat.
  2. Dans les 14 jours avant le volVotre vétérinaire traite le chien contre les parasites internes et externes, et l’inscrit sur le certificat ou le passeport.
  3. Dans les 24 heures avant le volVotre vétérinaire sanitaire examine le chien, remplit le certificat, paraphe chaque page et signe.
  4. Dans ces mêmes 24 heuresLe vétérinaire officiel de la DDPP légalise le certificat, sur place. Seule la version française du modèle bilingue est légalisée.
  5. Au décollageLe certificat porte le lieu de départ, la date d’expédition, le numéro de permis et l’identification de l’avion. Un changement de dernière minute le rend inexact.

Le risque si le vol est décalé. Si l’avion décolle plus de vingt-quatre heures après l’examen, le certificat n’atteste plus ce qui est demandé. Il faut un nouvel examen et une nouvelle légalisation, sur place, alors que le rendez-vous se prend quinze jours à l’avance. Un report pour météo, créneau ou équipage peut donc coûter le voyage. Prévenez-nous dès qu’un décalage est envisagé : c’est le point le plus fragile du dossier.

Une escale change le dossier. Le MOCCAE demande que le chien soit expédié directement depuis le pays d’exportation ; si l’avion traverse un autre pays, l’animal ne doit être mélangé à aucun autre animal pendant le transit (MOCCAE). Le modèle français comporte d’ailleurs une attestation à signer par le propriétaire ou le transporteur, certifiant que le chien n’a été en contact avec aucun autre animal pendant ce transit. Signalez-nous toute escale, même technique.

Les jours et heures d’ouverture de votre DDPP pour un départ un week-end ou un jour férié : à vérifier au moment de la prise de rendez-vous.

Quelle DDPP ? Les sources officielles divergent. Les DDPP d’Île-de-France et du Val-de-Marne renvoient à celle du lieu de résidence de l’animal. La préfecture de la Manche renvoie à celle dont dépend le vétérinaire traitant qui a émis les documents (préfecture de la Manche). Dans certains départements, le service s’appelle DDETSPP. Posez la question avant de prendre rendez-vous.

Deux signatures sont nécessaires. Celle du vétérinaire traitant, qui doit détenir l’habilitation sanitaire dans son département d’exercice et parapher chaque page, y compris chaque page des résultats d’analyse. Puis celle du vétérinaire officiel de la DDPP. Sans cette seconde signature, l’animal peut être refoulé, mis en quarantaine ou euthanasié dans le pays de destination : c’est la DDPP elle-même qui l’écrit.

Un dernier point, désagréable mais réel : le modèle français est classé « modèle officiel non négocié » sur le portail Expadon2, ce qui signifie qu’il n’a pas été négocié avec les Émirats. Les DDPP précisent qu’elles ne peuvent pas être tenues pour responsables si le modèle fourni ne correspond pas aux attentes du pays d’arrivée. La seule façon de lever ce doute est une confirmation écrite du MOCCAE, à [email protected].

Les races interdites, croisés compris

Le MOCCAE interdit l’entrée aux Émirats des chiens suivants : Staffordshire Bull Terrier, American Pit Bull Terrier, American Staffordshire Terrier, American Bully, Fila Brasileiro, dogue argentin, dogue du Tibet, mâtin napolitain, dogue de Bordeaux, Boerboel, Bullmastiff, Cane Corso, Bully Kutta, Perro de Presa Canario et Tosa japonais (MOCCAE). Cinq d’entre elles sont courantes en France : le Staffordshire Bull Terrier, l’American Staffordshire Terrier, le dogue de Bordeaux, le Cane Corso et le Bullmastiff.

Cette liste vient de la résolution ministérielle n° 190 de 2021, qui a remplacé l’annexe 2 de la loi fédérale n° 22 de 2016 sur la détention des animaux dangereux (résolution 190/2021). Cette loi interdit de détenir, de faire reproduire et de commercer ces chiens, et sa définition du commerce inclut expressément le transport et l’importation (loi fédérale 22/2016). Le ministère précise que seul le texte arabe fait foi.

Le cas des croisés. Ni la page d’importation du MOCCAE, ni l’annexe en vigueur depuis 2021 ne parlent des croisements. Trois sources officielles vont pourtant dans l’autre sens. La version d’origine de l’annexe, que le ministère publie toujours en traduction anglaise, visait tout croisement de ces races ou leur hybride, ainsi que le Rottweiler, le Dobermann et le Boxer. Le service vétérinaire américain reprend la même formule pour les Émirats (USDA APHIS). Et le modèle français de certificat fait cocher « race pure » ou « croisée » avant de faire attester par le vétérinaire officiel que le chien n’appartient à aucune des races restreintes.

À retenir : tant que le MOCCAE n’a pas répondu par écrit, considérez qu’un chien croisé d’une de ces races sera refusé. Faites poser la question avant de réserver, pas la veille d’embarquer.

La méthode retenue à l’arrivée pour déterminer la race, examen visuel ou pedigree exigé, n’est décrite dans aucune source officielle.

L’exception des chiens d’assistance. L’interdiction ne s’applique pas aux chiens utilisés comme chiens d’assistance, de soutien émotionnel ou à des fins médicales. Trois pièces sont alors exigées : un document certifié d’un centre de dressage, un rapport médical sur l’état de santé du propriétaire, tous deux certifiés par l’autorité compétente du pays d’origine, et un engagement de ne pas céder le chien, ne pas l’abandonner et ne pas le faire reproduire. Le délai de délivrance du permis passe alors de un à cinq jours ouvrés.

Deux animaux par personne et par an. Un particulier peut importer au maximum deux animaux de compagnie par personne et par an : deux chiens, deux chats, ou un chien et un chat. Les animaux résidant aux Émirats qui reviennent au pays ne sont pas comptés (MOCCAE). Une famille qui voyage avec trois chiens doit donc répartir les permis entre plusieurs personnes. Les frais, eux, sont facturés par animal.

À bord, puis à l’arrivée à Dubaï

Ce que disent les textes sur le transport. Le MOCCAE exige que les chiens soient transportés selon les conditions IATA de transport des animaux de compagnie. Le modèle français de certificat va plus loin : à son point 5, il fait attester que l’animal « sera transporté conformément aux conditions de l’IATA dans une caisse ou cage de transport », dont il fixe les caractéristiques (certificat AE_AMC_MAI_26). Le service vétérinaire américain, pour les départs des États-Unis, impose un acheminement en fret manifesté (USDA APHIS). La foire aux questions de l’aéroport Al Maktoum répond que les animaux ne sont pas admis en bagage à main (aéroport DWC).

Aucune source officielle émirienne ne traite le cas d’un chien voyageant en cabine d’un jet privé.

Si les conditions du transport ne correspondent pas à ce que le certificat atteste, le chien s’expose aux mêmes suites qu’un dossier non conforme : refoulement aux frais du propriétaire ou confiscation selon la page du ministère, rétention en quarantaine ou en refuge agréé aux frais du propriétaire puis réexportation selon l’arrêté ministériel n° 21 de 2025 (arrêté 21/2025). Ce point se règle donc avant de réserver, jamais à l’arrivée.

À retenir : les conditions de voyage à bord pour ce vol vous sont confirmées avant la réservation. Nous ne vous demandons pas de vous engager sur ce point avant de vous avoir donné une réponse ferme, écrite, propre à votre vol et à votre chien.

La mise en libre circulation à l’arrivée. Le chien est examiné au point d’entrée, puis libéré après vérification de sa conformité. La fiche du ministère ne prévoit aucune quarantaine pour un animal conforme. La procédure comporte un formulaire électronique, un paiement en ligne, une inspection visuelle de l’animal, puis la délivrance électronique d’un permis de libération (MOCCAE).

Les pièces demandées pour cette libération sont une déclaration en douane ou un document de transport indiquant les données de livraison, le passeport ou le carnet de vaccination, un certificat sanitaire certifié par les autorités vétérinaires compétentes, et le certificat de titrage puisque la France est classée à haut risque. Le ministère cite un centre de quarantaine agricole et vétérinaire à l’aéroport Al Maktoum parmi ses points de service. Les douanes de Dubaï, de leur côté, classent les animaux parmi les biens à déclarer à l’arrivée (Dubai Customs).

Quel document remplace le document de transport pour un chien arrivé en cabine d’un jet privé, et si le vétérinaire du ministère intervient au terminal d’aviation d’affaires : aucune source officielle ne le dit. Ce point se traite avec l’exploitant de l’avion avant le vol.

Si un document manque. Les textes officiels ne disent pas la même chose. La page du ministère, en anglais, prévoit que l’animal soit refoulé aux frais de son propriétaire ou confisqué. Sa version arabe prévoit un renvoi vers le pays d’origine aux frais de l’importateur, ou une confiscation. L’arrêté ministériel n° 21 de 2025 prévoit une rétention en quarantaine ou en refuge agréé, aux frais du propriétaire, jusqu’à la mise en conformité, puis une réexportation si elle n’intervient pas (arrêté 21/2025). La fiche des DDPP françaises évoque, elle, le refoulement, la quarantaine ou l’euthanasie.

Aucun texte officiel ne fixe la durée ni le coût journalier de cette quarantaine.

C’est la raison d’être de la vérification du dossier avant le départ : aucune de ces issues ne se rattrape une fois l’avion posé.

Sur place à Dubaï, puis le retour

La laisse et la licence. La loi fédérale n° 22 de 2016 impose de tenir un chien en laisse, avec un collier adapté, dès qu’il sort de son lieu d’hébergement ; à défaut, il peut être saisi. Elle interdit également de détenir un chien sans licence délivrée par l’autorité compétente. Les infractions à ces deux articles sont punies d’une amende de 10 000 à 100 000 AED (loi fédérale 22/2016).

Aucune source officielle ne dit si cette licence s’applique à un chien de passage, venu pour un séjour court. À faire confirmer avant un séjour long.

Les lieux interdits. À Dubaï, le Local Order n° 11 de 2003 interdit les chiens sur les plages et dans les parcs publics, et impose collier et laisse dans tout lieu public : rue, trottoir, place, parc public, parties communes d’immeuble. Il oblige aussi le détenteur d’un chien à l’enregistrer auprès de Dubai Municipality et à lui faire porter un collier d’identification. Les infractions sont punies d’une amende de 100 à 500 000 AED, doublée en cas de récidive dans l’année (Local Order 11/2003).

Le montant exact de l’amende pour un chien sans laisse, sur une plage ou dans un parc, relève d’un règlement d’application que nous n’avons pas pu consulter. La fourchette de la loi est très large : ne pariez pas sur son bas.

Les transports publics sont interdits aux animaux, à l’exception des chiens-guides d’aveugles : 100 AED d’amende (RTA Dubaï). Un chien errant capturé est gardé trois jours s’il porte une médaille d’enregistrement, sept jours sinon, et son propriétaire paie une amende de 500 AED (résolution 15/2009). La version anglaise du texte de 2003 mise en ligne en 2024 affiche encore 150 AED : ce montant a été remplacé en 2009. Sur place, c’est la section des services vétérinaires de Dubai Municipality qui est chargée de la santé et du bien-être des animaux (Dubai Municipality).

Le retour en France. Les Émirats arabes unis figurent sur la liste européenne des pays tiers dispensés de titrage antirabique pour l’entrée dans l’Union, en vigueur depuis le 22 avril 2026 (règlement (UE) 2026/636). Votre chien n’a donc ni nouveau titrage à passer, ni délai d’attente de trois mois, pour rentrer.

Les autres conditions du retour, documents exigés et point d’entrée, restent à confirmer auprès de votre DDPP : la réglementation européenne a changé le 22 avril 2026 et toutes les fiches officielles françaises n’ont pas encore été mises à jour.

Les erreurs qui font refuser un chien

  1. Le croisé présenté comme admisLes textes émiriens en vigueur ne parlent pas des croisements, mais trois sources officielles les visent. Faites trancher avant de réserver.
  2. Le certificat établi trop tôtAu-delà de 24 heures entre l’examen vétérinaire et le décollage, le certificat n’atteste plus ce qui est demandé.
  3. Le rappel antirabique fait après la prise de sangIl annule le titrage selon le MOCCAE. Il faut refaire la prise de sang et attendre le nouveau résultat du laboratoire.
  4. Le permis délivré depuis plus de 30 joursLe MOCCAE annonce 90 jours de validité, le service vétérinaire américain 30. Aucune source n’explique l’écart, et un permis jugé expiré interdit l’importation.
  5. Le vaccin inscrit hors du passeport européenUne vaccination faite dans l’Union n’a de valeur réglementaire que dans le passeport. La DDPP refuse de légaliser sans lui.
  6. Le numéro de puce mal recopiéLe numéro porté sur le certificat doit correspondre exactement à celui de la puce implantée. Faites-la tester avant le départ. Voir aussi l’ordre des démarches.

Voler Paris — Dubaï avec son chien

Notre vol relie Paris Le Bourget à Dubaï Al Maktoum. Votre chien voyage en cabine, à vos côtés. Les conditions exactes du voyage à bord vous sont confirmées avant la réservation : voir plus haut ce que disent les textes sur la caisse de transport.

Les formalités décrites sur cette page restent les vôtres, mais vous ne les affrontez pas seul : un courtier reprend le dossier avec vous avant de confirmer la réservation, et nous traitons avec l’exploitant les points qui relèvent de l’avion et non de vous.

Questions fréquentes

Puis-je demander moi-même le permis d’importation depuis la France ?

Ce n’est pas certain. Le portail du MOCCAE ne propose qu’un seul mode de connexion, UAE PASS, l’identité numérique nationale émirienne. La documentation officielle de UAE PASS se contredit sur les personnes sans carte d’identité émirienne, et ne dit pas si le service d’importation d’animaux accepte un compte simplifié. Prévoyez de passer par une entreprise émirienne titulaire d’une licence d’activité animale délivrée par le ministère.

Un titrage antirabique est-il exigé pour les Émirats ?

Oui pour un chien qui part de France. La France ne figure pas dans la liste des pays à faible risque publiée par le MOCCAE : le chien relève donc du régime des pays à haut risque, avec un certificat de titrage délivré par un laboratoire agréé et un résultat d’au moins 0,5 UI/ml. Visez trente jours entre la vaccination et la prise de sang.

Mon chien voyagera-t-il dans une cage ?

Le modèle français de certificat sanitaire pour les Émirats fait attester que l’animal sera transporté conformément aux conditions de l’IATA dans une caisse ou cage de transport. Aucune source officielle émirienne ne traite le cas d’un chien voyageant en cabine d’un jet privé. Les conditions de voyage à bord pour votre vol vous sont confirmées avant la réservation : nous ne vous laissons pas réserver sans cette réponse.

Mon chien est un croisé d’une race interdite, est-il accepté ?

Rien ne permet de l’affirmer. La liste émirienne en vigueur ne parle pas des croisements, mais la version d’origine de l’annexe, le service vétérinaire américain et le modèle français de certificat visent tous les croisés. Tant que le MOCCAE n’a pas répondu par écrit, considérez qu’un croisé d’une race interdite sera refusé.

Que se passe-t-il si un document manque à l’arrivée à Dubaï ?

Les textes officiels divergent : refoulement aux frais du propriétaire ou confiscation selon la page du ministère, renvoi vers le pays d’origine selon sa version arabe, rétention en quarantaine ou en refuge agréé aux frais du propriétaire puis réexportation selon l’arrêté ministériel de 2025. Aucun texte ne fixe la durée ni le coût de cette quarantaine. C’est pourquoi le dossier se vérifie avant le départ.

Faut-il un nouveau titrage pour rentrer en France ?

Non. Les Émirats arabes unis figurent sur la liste européenne des pays tiers dispensés de titrage antirabique pour l’entrée dans l’Union, en vigueur depuis le 22 avril 2026. Les autres conditions du retour restent à confirmer auprès de votre DDPP.

Revenir aux documents par destination — Union européenne, Royaume-Uni, États-Unis, Suisse, Canada et Japon y sont détaillés.

Ce guide est fourni à titre d’information générale et ne constitue ni un avis vétérinaire, ni un avis juridique. Les formalités applicables sont celles fixées par les autorités émiriennes et françaises à la date du vol, et elles peuvent changer sans préavis. Vérifiez auprès du MOCCAE, de votre DDPP et de votre vétérinaire avant tout engagement.