Aéroport de Van Nuys : arriver avec son chien
Arriver à Van Nuys avec son chien : horaires de la douane américaine, autorisation d'atterrir, couvre-feu de nuit, laisse et trajet vers Los Angeles.
Par l’équipe Loulou Air · · 9 min de lecture

Arriver à Van Nuys avec son chien, c’est arriver sur un aéroport d’aviation générale de la ville de Los Angeles, où la douane américaine tient un bureau aux horaires limités et où un couvre-feu encadre les départs de nuit. Les formalités du chien, elles, ne changent pas : ce sont celles de toute entrée aux États-Unis, et elles se préparent des semaines à l’avance. Sur nos vols en Pay-per-Seat vers Van Nuys, votre chien reste en cabine avec vous, jamais en soute.
Où se trouve l’aéroport de Van Nuys ?
À Van Nuys, en Californie, et il appartient à la ville de Los Angeles. Los Angeles World Airports, qui l’exploite sous le code VNY, se présente comme le service de la ville de Los Angeles qui possède et exploite l’aéroport international de Los Angeles et l’aéroport d’aviation générale de Van Nuys. La fiche que la FAA, l’administration fédérale de l’aviation, consacre à l’aéroport donne le même propriétaire et le rattache à la carte aéronautique de Los Angeles.
Côté infrastructure, LAWA décrit deux pistes parallèles, dont une équipée d’un système d’atterrissage aux instruments complet, et une tour de contrôle de la FAA. La fiche de la FAA en donne les dimensions : 8 001 pieds sur 150 pour la piste 16R/34L, 4 013 pieds sur 75 pour la piste 16L/34R, au cycle effectif du 1er au 29 octobre 2026.
L’échelle du lieu explique l’ambiance de votre arrivée. LAWA compte plus de cent entreprises sur ce terrain de 730 acres, dont quatre grands prestataires d’escale : Castle & Cooke Aviation, Clay Lacy Aviation, Jet Aviation et Signature Aviation. L’aéroport est consacré à l’aviation générale, soit tous les vols autres que les services aériens réguliers ou militaires : ni file d’enregistrement ni salle d’embarquement bondée, comme l’explique notre article sur le fait de voyager en jet privé avec son chien.
Van Nuys est-il un point d’entrée aux États-Unis ?
Non, et c’est ce qui change le déroulé d’une arrivée internationale. La fiche de la FAA est explicite sur deux lignes : Van Nuys n’est pas un aéroport d’entrée et n’est pas un « landing rights airport ». La douane américaine, la CBP, lui donne un autre statut dans sa fiche d’aéroport d’aviation générale : Van Nuys est désigné comme un « user fee airport ».
Ce statut a une logique simple. La CBP décrit ce programme comme un partenariat public-privé créé en 1984, qui permet à de petits aéroports de bénéficier de ses services d’inspection sans remplir les critères pour en bénéficier gratuitement : l’entité demandeuse lui rembourse l’intégralité de ses coûts.
La conséquence pratique est une autorisation à demander vol par vol. La fiche de la CBP indique que le pilote doit obtenir l’autorisation d’atterrir en contactant la douane par courriel avant de décoller du lieu étranger de départ, dans les vingt-quatre heures qui précèdent la date d’arrivée demandée. Cette autorisation vaut à trente minutes près ; au-delà, elle devient nulle et l’équipage doit en demander une nouvelle. Rien de tout cela ne vous incombe : c’est le travail de l’exploitant du vol, comme à Teterboro.
À quelle heure un vol peut-il se poser à Van Nuys ?
Dans la journée, et à des heures qui changent selon le jour de la semaine. La fiche de la CBP donne les horaires de son bureau de Van Nuys : lundi, jeudi et dimanche de 9 heures à 20 h 30, mardi et mercredi de 15 heures à 20 h 30, vendredi et samedi de 9 heures à 14 h 30, heure du Pacifique. Les services d’inspection à l’arrivée sont, écrit-elle, généralement disponibles sept jours sur sept pendant ces horaires. Une arrivée internationale se cale donc sur un créneau de jour, plus court le vendredi et le samedi.
S’y ajoute le règlement antibruit de l’aéroport, qui porte sur les départs. Le règlement d’exploitation publié par LAWA en avril 2025 reprend l’ordonnance 155727 : aucun avion ne peut décoller de Van Nuys entre 23 heures et 7 heures du matin, sauf si son bruit estimé au décollage est inférieur ou égal à 74 dBA ou s’il bénéficie d’une exemption, par exemple un vol militaire ou une urgence vitale. L’ordonnance 171889 ajoute une heure : de 22 heures à 23 heures, seuls les avions certifiés Stage 3 peuvent partir.
Une dernière règle vise aussi les arrivées : depuis le 1er janvier 2016, aucun avion dont le niveau de bruit au décollage atteint ou dépasse 77 dBA ne peut atterrir ni décoller à Van Nuys, les appareils certifiés Stage 3 ou Stage 4 étant exemptés. Pour vous, tout cela se résume à une heure d’arrivée connue à l’avance, autour de laquelle organiser le dernier repas et les sorties de votre chien, comme l’explique notre article sur la façon de préparer son chien à un vol de huit heures.
Comment se passe le contrôle à l’arrivée avec un chien ?
Tout le monde descend et passe par le même local d’inspection. La fiche de la CBP décrit le déroulé : le personnel de piste du prestataire d’escale guide l’avion jusqu’à son emplacement, un agent de la douane vient à sa rencontre, puis l’équipage et les passagers sont traités à l’intérieur du FIS, la zone d’inspection fédérale. Il faut être prêt à présenter passeports, visas et documents de l’appareil ; bagages, passagers et avion peuvent tous être inspectés. Pour un chien qui a déjà voyagé plusieurs heures, un détail compte : les passagers peuvent sortir directement du FIS à la fin de l’inspection.
Deux mentions de cette fiche touchent votre animal. La première : l’exploitant doit prévenir la douane s’il transporte des animaux vivants, au même titre que des armes ou des trophées de chasse. La seconde est pratique : le bureau de la CBP se trouve au 7240 Hayvenhurst Place, chez le prestataire Signature West, qui facture des frais de douane pour toutes les arrivées.
Quels papiers faut-il pour le chien ?
Ceux de toute entrée aux États-Unis, avec en tête le reçu du formulaire du CDC. La foire aux questions de l’agence sanitaire américaine est nette : tout chien qui entre ou revient aux États-Unis doit être accompagné d’un reçu du formulaire d’importation du CDC, et il faut un reçu par chien. Le formulaire peut être rempli par quelqu’un d’autre au nom de l’importateur, et l’agence recommande vivement de s’en occuper avant les dates de voyage.
Une règle vise votre aéroport d’arrivée, mais pas tous les chiens. Le CDC range les chiens selon les pays où ils ont séjourné dans les six mois précédents : un chien qui n’a été que dans des pays indemnes de rage canine ou à faible risque peut entrer par n’importe quel point d’entrée, alors que pour un chien passé par un pays à haut risque, le point d’entrée doit correspondre à celui du reçu. Renseignez donc l’aéroport réellement prévu et prévenez votre courtier si l’itinéraire change. Pour un chien venu d’un pays indemne ou à faible risque, l’agence demande un animal d’apparence saine, porteur d’une puce électronique lisible par un lecteur universel et âgé d’au moins six mois. Un chien non vacciné contre la rage et ayant séjourné dans un pays à haut risque dans les six derniers mois ne sera pas autorisé à entrer. La réglementation du ministère américain de l’agriculture et celle de l’État de destination s’ajoutent à la sienne.
Le détail des pièces et des délais est rassemblé sur notre page de formalités pour les États-Unis ; notre article sur le formulaire CDC pas à pas explique comment le remplir.
Faut-il tenir son chien en laisse dans l’aéroport ?
Oui, du premier au dernier mètre, et c’est écrit dans le règlement de l’aéroport. Le document VNY Rules and Regulations publié par LAWA consacre une section aux chiens et autres animaux : tout chien doit être tenu par une laisse, ou retenu d’une autre manière acceptable, et rester sous le contrôle de son maître à tout moment. Ce règlement vaut pour l’ensemble de l’aéroport, salons des prestataires d’escale compris.
En pratique, attachez la laisse avant d’ouvrir la porte de l’avion et gardez-la jusqu’à la voiture, sur un harnais ou un collier bien ajusté : le tarmac est bruyant, et un chien surpris tire sans prévenir.
Comment rejoindre Los Angeles avec son chien ?
En voiture, dans la très grande majorité des cas, parce que les transports publics de la région n’acceptent que les chiens d’assistance et les animaux en cage de transport. Le code de conduite de LA Metro, l’autorité des transports du comté, n’autorise un animal à bord que s’il est dans une cage de transport ou s’il est un chien d’assistance au sens de l’Americans with Disabilities Act, et exige des cages solides et conçues pour cet usage. Du côté du train régional, Metrolink demande que l’animal voyage dans une petite cage, sous le siège ou sur les genoux, et admet les chiens d’assistance à bord.
Autrement dit, un chien de taille moyenne ou grande rejoint la ville en voiture. Prévoyez une gamelle d’eau, une sortie en quittant l’aéroport et un véhicule où le chien est attaché. Les règles de laisse sur place, les parcs canins et les plages autorisées sont détaillées dans notre guide de Los Angeles avec son chien.
Et si votre chien voyageait en cabine jusqu’à Los Angeles ?
Il le peut, sur un vol où la cabine lui est ouverte dès le départ. C’est le principe de Loulou Air, marque d’AEROAFFAIRES, courtier en aviation privée depuis 1991 : le jet privé en Pay-per-Seat, pour votre chien et vous. Vous payez votre siège, pas l’avion, et chaque billet comprend un siège pour un humain et son chien. La limite de poids imposée par les compagnies régulières ne s’applique pas, puisque votre chien ne voyage pas en soute : la capacité dépend de l’appareil et du nombre d’animaux à bord, et un courtier valide chaque chien au cas par cas. L’embarquement se fait par un terminal d’aviation privée, sans file d’attente et sans séparation, et l’équipage est briefé à l’accueil des animaux. Avant le départ, nos courtiers vérifient avec vous le dossier de votre chien, sachant que les formalités américaines restent dues sur tous les vols, privés compris.
Voir nos vols vers Los Angeles ou parler à un courtier. Pour un avion entier, notre société sœur AEROAFFAIRES s’en occupe.
Questions fréquentes
Faut-il prévenir la douane américaine que le chien est à bord ?
Oui, et c’est l’exploitant du vol qui s’en charge. La fiche de la CBP pour Van Nuys demande d’informer la douane en cas de transport d’animaux vivants. De votre côté, vous présentez le reçu du formulaire du CDC et les documents du chien pendant l’inspection.
Peut-on atterrir à Van Nuys en pleine nuit avec son chien ?
Pas pour un vol venant de l’étranger : les services d’inspection de la douane suivent les horaires de son bureau, au plus tard 20 h 30 heure du Pacifique, et 14 h 30 le vendredi et le samedi. Le couvre-feu de l’aéroport interdit par ailleurs les départs entre 23 heures et 7 heures aux avions dont le bruit estimé au décollage dépasse 74 dBA.
Peut-on prendre le métro ou le train pour rejoindre Los Angeles avec son chien ?
Pas avec un chien de taille moyenne ou grande. LA Metro n’accepte que les chiens d’assistance et les animaux en cage de transport, et Metrolink exige une petite cage, sous le siège ou sur les genoux. Prévoyez une voiture, comme l’explique notre guide de Los Angeles.
Sources
Les règles changent : vérifiez-les avant chaque départ auprès de ces sources.
- Los Angeles World Airports - Van Nuys, General Description
- Los Angeles World Airports - About LAWA
- FAA - Aeronautical Information Services, fiche de l'aéroport VNY (KVNY)
- CBP - General Aviation Airport Fact Sheet, Van Nuys Airport (29 janvier 2026)
- CBP - User Fee Facilities Program
- Los Angeles World Airports - VNY Rules and Regulations (avril 2025)
- Los Angeles World Airports - Van Nuys Noise Abatement and Curfew Regulation
- CDC - Frequently Asked Questions on Dog Importations
- CDC - Bringing a Dog into the United States
- LA Metro - Customer Code of Conduct
- Metrolink - What's Allowed Onboard



