La valise de son chien : la liste à cocher
La valise de son chien pour l'étranger : les documents à emporter, ce que la douane accepte comme nourriture, le sac et l'identification.
Par l’équipe Loulou Air · · 8 min de lecture

La valise de votre chien tient en quatre familles : ses documents, son matériel de voyage, ses gamelles et sa nourriture, et ce que votre vétérinaire vous remet avant le départ. Les documents commandent tout le reste, parce qu’un dossier incomplet arrête le voyage à l’enregistrement. Et la nourriture, elle, ne franchit pas les frontières aussi librement qu’on le croit.
Quels documents emporter pour son chien ?
Le passeport européen d’identification et la preuve de vaccination antirabique forment la base du dossier. Pour voyager à l’étranger au départ de France, votre chien doit être identifié par puce électronique, disposer d’un passeport européen délivré par un vétérinaire et être vacciné contre la rage. L’ordre compte : la vaccination doit être réalisée après l’identification pour être reconnue valable.
Les délais sont fermes : le vaccin antirabique peut être administré à partir de 12 semaines, il prend effet au moins 21 jours plus tard, et un rappel annuel est demandé. La Commission européenne ajoute que le passeport n’est délivré qu’aux propriétaires résidant dans l’Union, par un vétérinaire habilité, et qu’il contient la description de l’animal, son numéro de puce ou de tatouage et son carnet de santé. Le détail de la démarche est dans notre article Passeport européen pour chien.
Trois documents s’ajoutent selon la destination.
- Un traitement contre le ténia, pour la Finlande, l’Irlande, Malte, la Norvège et l’Irlande du Nord : administré entre 24 et 120 heures avant l’entrée, et porté au passeport.
- Un certificat sanitaire pour un pays hors Union européenne. Dans l’autre sens, un chien venu de Grande-Bretagne a besoin d’un animal health certificate valable 10 jours pour l’entrée dans l’Union et 6 mois pour la circulation sur place et le retour, renouvelé à chaque voyage, comme l’explique notre article Emmener son chien au Royaume-Uni.
- Le reçu du formulaire du CDC pour les États-Unis, décrit plus bas.
Emportez les originaux, et gardez-en une photo sur votre téléphone. Les conditions pays par pays sont sur nos pages formalités par destination.
Que faut-il pour entrer aux États-Unis avec son chien ?
Le reçu du formulaire d’importation du CDC, l’autorité sanitaire fédérale américaine, se présente avant l’embarquement. Le CDC précise que le formulaire doit être rempli par la personne qui fait entrer le chien aux États-Unis, que le reçu peut être imprimé ou affiché sur votre téléphone, et que si le chien voyage par avion, vous devez le montrer à la compagnie avant l’embarquement, puis au service des douanes et de la protection des frontières à l’arrivée.
La durée de validité dépend du pays de départ : pour un pays indemne de rage ou à faible risque, le reçu vaut pour un chien et plusieurs entrées depuis le même pays, dans les six mois suivant sa délivrance ; pour un pays à haut risque, il ne vaut que pour une seule entrée. Tout est détaillé dans notre article Formulaire CDC : faire entrer son chien aux États-Unis et sur notre page formalités d’entrée aux États-Unis.
Peut-on emporter la nourriture de son chien à l’étranger ?
Pas librement : la nourriture pour chien est un produit d’origine animale, et suit les règles douanières de ces produits. À l’entrée dans l’Union européenne depuis un pays tiers, la Commission européenne est explicite : les voyageurs ne sont pas autorisés à introduire de la viande, du lait ou leurs produits, sauf moins de 10 kg venus des îles Féroé ou du Groenland.
Une seule porte reste ouverte : l’aliment spécial exigé pour raisons médicales. Il doit peser moins de 2 kg et remplir trois conditions, énoncées par la Commission : ne pas nécessiter de réfrigération avant ouverture, être un produit de marque conditionné pour la vente au consommateur final, et arriver dans un emballage intact, sauf s’il est en cours d’utilisation. La page L’Europe est à vous reprend ce plafond de 2 kg, pour l’animal qui accompagne le voyageur.
À l’intérieur de l’Union, la règle change du tout au tout : vous pouvez transporter viande et produits laitiers destinés à votre consommation personnelle, et ces restrictions ne visent pas non plus les produits venant d’Andorre, d’Islande, du Liechtenstein, de Norvège, de Saint-Marin et de Suisse.
En pratique, pour un voyage hors Union européenne, prévoyez la ration du trajet, pas celle du séjour, et achetez sur place. Si votre chien suit une alimentation particulière, parlez-en à votre vétérinaire avant le départ.
Faut-il déclarer la nourriture du chien à la douane ?
Oui, et c’est la règle la plus simple à retenir. Les douanes américaines demandent que tous les voyageurs entrant aux États-Unis déclarent viandes, plantes, animaux et les produits végétaux et animaux qu’ils transportent. La déclaration couvre les bagages enregistrés, les bagages à main et le véhicule, en cochant « Yes » à la question 11 du formulaire 6059B.
L’oubli se paie : la sanction civile pour défaut de déclaration d’articles agricoles aux points d’entrée américains est de 300 dollars au premier manquement, et de 500 dollars au second. Déclarer un sac de croquettes ne coûte rien.
Importer de la nourriture pour animaux relève par ailleurs d’une autorisation : la FDA indique qu’en général, un permis des services vétérinaires de l’APHIS est requis pour l’importation de tout aliment pour animaux venu de pays touchés par des maladies du bétail exotiques pour les États-Unis. Côté européen, viande et produits laitiers non déclarés sont confisqués et détruits, avec amende ou poursuites possibles.
Quel sac ou quelle caisse de transport prévoir ?
Celui où votre chien tient debout et couché sans se contorsionner. L’IATA, l’association internationale du transport aérien, demande une caisse qui laisse assez de place pour se retourner normalement debout, se tenir debout et assis, et s’allonger dans une position naturelle.
Ses formules partent de la taille du chien : la longueur ajoute à celle du chien la moitié de la hauteur de ses pattes, la largeur vaut deux fois la largeur aux épaules, et la hauteur celle du chien debout plus l’épaisseur du couchage. Ce sont des dimensions intérieures, et les races à museau court demandent une caisse 10 % plus grande.
L’IATA conseille d’acheter la caisse à l’avance, d’habituer le chien à y être enfermé et de lui laisser le temps de s’y familiariser quelques semaines, voire quelques mois, avant le départ prévu. La Fédération européenne des associations vétérinaires pour animaux de compagnie, la FECAVA, demande de son côté une caisse ou un sac de transport sûr, bien ventilé et confortable, approuvé IATA en cas de voyage en avion, auquel l’animal a été habitué avant le voyage.
Sur les vols réguliers, les dimensions du sac de cabine sont fixées par la compagnie, et plus serrées que ces formules : notre article Chien en cabine : poids, taille et compagnies donne les chiffres publiés par chacune.
Que mettre sur le collier et dans la trousse ?
Deux identifications sur le collier, dit l’IATA : une permanente, avec votre nom, votre adresse et votre téléphone, et une temporaire de voyage, avec l’adresse et le téléphone où vous ou une personne à contacter pouvez être joints. Elle rappelle aussi de s’assurer que l’animal est correctement identifié, par exemple par une puce électronique, et la FECAVA demande un collier solide avec une médaille, au cas où l’animal se perdrait.
Pour le reste du sac, la liste de la FECAVA vient de vétérinaires : une gamelle, la nourriture habituelle, des friandises, le nécessaire de toilettage, des sacs à déjections, des jouets familiers et une laisse. Elle demande aussi une réserve suffisante d’eau fraîche, une gamelle de voyage, et un stock des médicaments nécessaires, traitements habituels et matériel de premiers soins compris. Les traitements eux-mêmes se décident avec votre vétérinaire, jamais seul.
Tout cela se prépare au même rendez-vous : la FECAVA place avant le départ une consultation vétérinaire complète, qui fait le point sur les vaccins et leurs rappels, sur la protection contre les parasites y compris les risques propres à la destination, et sur les obligations du passage de frontière. Elle demande aussi une liste de vétérinaires d’urgence à la destination, et un hébergement qui accepte les chiens, comme ceux réunis dans Hôtels qui acceptent les chiens à New York.
Le jour du départ, l’IATA conseille de réduire la ration la veille, mais de donner assez d’eau à l’animal ; nos conseils sur les besoins pendant le vol sont dans Chien en avion : pipi, eau et repas pendant le vol. Pour la route jusqu’à l’aéroport, la FECAVA demande des pauses et des moments d’exercice, et de ne jamais laisser le chien seul dans la voiture.
Et si les formalités étaient vérifiées avant le départ ?
C’est ce que font nos courtiers : ils vérifient le dossier de chaque chien avant le départ. Les formalités restent dues sur tous les vols, les vols privés compris : personne ne vous dispense du passeport, de la puce et du vaccin.
Loulou Air est une marque d’AEROAFFAIRES, courtier en aviation privée depuis 1991, et vend le jet privé en Pay-per-Seat, pour votre chien et vous : vous payez votre siège, pas l’avion, et chaque billet comprend un siège pour un humain et son chien. Votre chien voyage en cabine avec vous, jamais en soute, et reste à vos pieds pendant tout le vol. La limite de poids des compagnies régulières ne s’applique pas : la capacité dépend de l’appareil et du nombre d’animaux à bord, et un courtier valide chaque chien au cas par cas. À bord, l’équipage est briefé à l’accueil des animaux, et l’eau, les gamelles et les couvertures sont fournies : votre valise s’allège d’autant.
Nos vols desservent New York, Dubaï et Los Angeles : voir les vols ouverts. Nous ouvrons de nouveaux vols chaque mois, alors dites-nous où vous voulez aller, et parlez à un courtier du dossier de votre chien. Pour un avion entier, notre société sœur AEROAFFAIRES assure l’affrètement complet.
Questions fréquentes
Quels documents faut-il pour voyager à l’étranger avec son chien ?
Au départ de France : une puce électronique, un passeport européen d’identification délivré par un vétérinaire et une vaccination antirabique valide, la vaccination devant suivre l’identification. S’y ajoutent, selon la destination, un traitement contre le ténia, un certificat sanitaire ou le reçu du formulaire du CDC pour les États-Unis.
Peut-on emporter des croquettes dans l’avion ?
Pour le trajet, oui, dans la limite de ce que votre compagnie autorise en bagage. Le passage de frontière est la vraie contrainte : à l’entrée dans l’Union européenne depuis un pays tiers, viande, lait et leurs produits sont interdits, et seul un aliment spécial exigé pour raisons médicales passe, sous 2 kg et dans son emballage d’origine. Aux États-Unis, tout produit alimentaire se déclare.
Combien de temps avant le départ faut-il s’en occuper ?
Comptez au moins trois semaines rien que pour le vaccin antirabique, qui prend effet 21 jours après une primo-vaccination. La FECAVA place la consultation vétérinaire avant tout le reste. Pour un pays hors Union européenne, prévoyez plus large.
Sources
Les règles changent : vérifiez-les avant chaque départ auprès de ces sources.
- Commission européenne — About personal imports
- Commission européenne, L'Europe est à vous — Taking animal products, food or plants with you
- Commission européenne, L'Europe est à vous — Travelling with pets and other animals in the EU
- service-public.gouv.fr — Voyage à l'étranger avec un animal de compagnie
- GOV.UK — Taking your pet dog, cat or ferret abroad
- CDC — Dog Import Form and Instructions
- U.S. Customs and Border Protection — Bringing Agricultural Products into the United States
- U.S. Customs and Border Protection — Prohibited and Restricted Items
- FDA — Importing Animal Food
- IATA — Traveling with pets
- FECAVA — Checklist for pet owners before traveling with your pets



