Lisbonne avec son chien : règles et transports
Passeport, puce, vaccin antirabique, laisse et muselière, métro et bus : les règles officielles pour venir à Lisbonne avec son chien.
Par l’équipe Loulou Air · · 8 min de lecture

Emmener son chien à Lisbonne demande peu de papiers : le Portugal est dans l’Union européenne, et les trois pièces habituelles suffisent. Ce qui se prépare, c’est la vie sur place : la loi portugaise est précise sur la laisse et la muselière, et chaque transporteur ajoute ses conditions. Voici ce que disent les pages officielles, lues le 3 octobre 2026.
Quels documents pour emmener son chien à Lisbonne ?
Une puce électronique, un passeport et un vaccin antirabique valide. La Direção-Geral de Alimentação e Veterinária, l’autorité vétérinaire portugaise, écrit que pour un déplacement sans caractère commercial entre deux pays européens et pour l’entrée au Portugal s’appliquent le règlement (UE) n° 2016/429 et les règlements délégués (UE) 2026/131 et 2026/133, dans la limite de cinq animaux.
Les trois conditions, telles que la DGAV les énumère : une puce électronique, un tatouage n’étant accepté que s’il est clairement lisible et a été réalisé avant juillet 2011 ; un passeport pour animal de compagnie, émis dans le pays européen où son propriétaire réside habituellement, au nom de la personne avec qui il voyage ; et une vaccination antirabique valide.
L’ordre des actes compte autant que les actes. La DGAV précise que la vaccination doit avoir été administrée quand l’animal avait au moins 12 semaines, à une date égale ou postérieure à celle de la pose de la puce, et que 21 jours doivent s’être écoulés après l’injection dans le cas d’une première vaccination. Pour un rappel fait dans les délais indiqués par le vétérinaire, cette attente ne s’applique pas. La Commission européenne dit la même chose et ajoute que la puce doit être posée avant la vaccination. Son obtention est détaillée dans Passeport européen pour chien.
Un détail si vous confiez le voyage à quelqu’un d’autre : la DGAV considère comme commercial tout déplacement de l’animal qui s’écarte de plus de cinq jours de celui du propriétaire.
Faut-il prévenir les autorités portugaises avant d’arriver ?
Non, pas pour un vol venu d’un pays de l’Union européenne. La DGAV est explicite : pour les mouvements à l’intérieur de l’Union, il n’est nécessaire d’envoyer aucun avis d’arrivée, le passeport devant rester disponible pour vérification s’il est demandé. Gardez-le sur vous, et non dans la valise.
Deux points méritent attention. Le traitement contre le ténia Echinococcus multilocularis n’est exigé, selon la même page, que pour l’Irlande, l’Irlande du Nord, Malte et la Finlande : il ne concerne pas le Portugal, contrairement au Royaume-Uni. Et au-delà de 120 jours de séjour, la DGAV rappelle que les obligations nationales deviennent dues, dont l’inscription au SIAC.
Laisse ou muselière : que dit la loi portugaise ?
Les deux, selon le cas, et c’est une loi nationale qui le dit. L’article 7 du décret-loi n° 314/2003, publié au Diário da República du 17 décembre 2003 et toujours cité parmi les textes en vigueur par la DGAV, pose deux obligations.
La première est le collier ou le harnais, obligatoire pour tous les chiens et chats qui circulent sur la voie ou dans un lieu public : il doit porter le nom et l’adresse ou le téléphone du détenteur. Une médaille gravée suffit, si elle est lisible.
La seconde est la muselière. Le même article interdit la présence sur la voie ou dans un lieu public d’un chien non accompagné de son détenteur et sans muselière fonctionnelle, sauf lorsqu’il est conduit en laisse, lors d’épreuves et d’entraînements, ou s’il chasse. En laisse, donc, pas de muselière obligatoire pour un chien ordinaire ; sans laisse, elle le devient.
Le texte ajoute que les municipalités peuvent créer des zones réservées aux chiens, en fixant les conditions dans lesquelles elle peut s’y faire sans laisse ni muselière. Fiez-vous à la signalétique à l’entrée du jardin, plutôt qu’à une liste trouvée en ligne.
Quelles races de chiens ont des règles particulières au Portugal ?
Sept races et leurs croisements, fixés par une annexe officielle. La portaria n° 422/2004, publiée au Diário da República du 24 avril 2004, liste les races et croisements potentiellement dangereux : cão de fila brasileiro, dogue argentin, pit bull terrier, rottweiler, staffordshire terrier américain, staffordshire bull terrier et tosa inu. La DGAV présente ce texte comme celui qui détermine ces races, dans le cadre du décret-loi n° 315/2009, modifié par la loi n° 46/2013.
L’entrée depuis un autre État membre n’est pour autant pas fermée : la DGAV écrit qu’elle est permise pour ces races, et distingue deux cas selon la durée du séjour.
Pour un séjour inférieur à quatre mois, la seule exigence est que l’animal porte, quand il circule dans des lieux publics, une muselière et une laisse courte d’un mètre au maximum. C’est aussi ce que prévoit l’article 13 du décret-loi n° 315/2009, republié par la loi n° 46/2013 : une muselière fonctionnelle qui ne permette ni de manger ni de mordre, et une laisse jusqu’à un mètre, fixée au collier ou au harnais. Le même article leur interdit de circuler seuls sur la voie publique, dans les lieux publics et dans les parties communes des immeubles, et charge les municipalités de réglementer leur circulation dans les rues, parcs et jardins : une règle lisboète peut donc s’ajouter à la règle nationale.
Pour un séjour égal ou supérieur à quatre mois, le régime change du tout au tout. Outre l’inscription au SIAC, il faut une licence de détention de chien potentiellement dangereux, délivrée par la junta de freguesia du lieu de résidence. La DGAV énumère les pièces : déclaration de stérilisation pour les animaux non inscrits dans un livre des origines officiellement reconnu, casier judiciaire du détenteur, assurance de responsabilité civile, et preuve que le détenteur a suivi avec succès une formation pour détenteurs de chiens dangereux et potentiellement dangereux.
Peut-on prendre le métro et le bus avec son chien à Lisbonne ?
Oui, mais les conditions diffèrent d’un transporteur à l’autre. Une loi nationale pose le socle, puis chaque opérateur publie ses propres conditions, comme elle l’exige.
Le socle, c’est la portaria n° 968/2009, publiée au Diário da República du 26 août 2009, qui régit les déplacements des chiens dans les transports publics routiers, ferroviaires et fluviaux. Elle demande que l’animal soit en bon état de santé et d’hygiène, qu’il voyage dans un contenant propre, résistant, ventilé, lavable et étanche, dans l’habitacle du véhicule, et qu’il ne puisse en aucun cas prendre place sur un siège. Deux limites comptent : aux heures de forte affluence, les transporteurs peuvent refuser l’animal, et les animaux dangereux et potentiellement dangereux ne peuvent pas être transportés. Les chiens d’assistance sortent du champ de ce texte : ils relèvent du décret-loi n° 74/2007.
Le métro est le plus accommodant des deux grands réseaux lisboètes. Le Metropolitano de Lisboa publie trois conditions : que le chien ne soit pas d’une race considérée comme dangereuse ou potentiellement dangereuse, et il cite la liste des sept ; qu’il soit accompagné de son maître ou de la personne qui s’en occupe, avec son carnet de vaccination à jour et sa licence municipale ; et qu’il soit muselé et tenu par une laisse courte, de façon à ne pas pouvoir mordre ni causer de dommage aux autres clients. Le contenant n’est pas exigé, mais le carnet et la licence le sont.
Les bus et les tramways sont plus stricts. Les conditions générales de transport de la Carris, version de mai 2025, autorisent le transport gratuit des animaux de compagnie qui ne présentent pas de dangerosité, à condition qu’ils soient dûment enfermés dans un récipient approprié pouvant être transporté comme un bagage à main, à raison d’un seul récipient par passager. L’animal ne peut occuper un siège ni empêcher l’accès des autres passagers aux places restantes. En cas de manquement, les agents de contrôle peuvent faire descendre le passager et son animal, sans droit à remboursement.
Un grand chien peut donc prendre le métro muselé et en laisse courte, mais pas le bus, où le récipient est la règle.
Qui fixe les règles du vol lui-même ?
Votre compagnie, et personne d’autre. La DGAV est claire sur le partage des rôles : les informations sur le transport de l’animal, les compagnies, l’arrivée à l’aéroport, les caisses de transport et l’endroit où l’animal voyage doivent être obtenues auprès du transporteur choisi. L’autorité vétérinaire fixe les documents, pas la place du chien dans l’avion. C’est là que les écarts se creusent : poids maximal en cabine, taille du sac, obligation de soute, détaillés dans Chien en cabine : poids, taille et compagnies et Chien en soute. Les formalités par destination sont sur nos pages formalités, et les autres guides dans notre blog, dont Genève avec son chien.
Et si votre chien voyageait en cabine, à vos pieds ?
C’est le principe de nos vols : le chien reste en cabine avec son maître, jamais en soute, et il passe le vol à vos pieds. Loulou Air, marque d’AEROAFFAIRES, courtier en aviation privée depuis 1991, vend le jet privé en Pay-per-Seat : vous payez votre siège, pas l’avion, et chaque billet comprend une place pour un humain et son chien. La limite de poids des compagnies régulières ne s’applique pas, puisque le chien ne voyage pas en soute : la capacité dépend de l’appareil et du nombre d’animaux à bord, et un courtier valide chaque chien au cas par cas. L’embarquement se fait par un terminal d’aviation privée, sans file d’attente et sans séparation. Les formalités décrites ici restent dues sur tous les vols, privés compris, et nos courtiers vérifient le dossier de chaque chien avant le départ.
Nos lignes desservent aujourd’hui New York, Dubaï et Los Angeles : voir les vols ouverts. Nous ouvrons de nouveaux vols chaque mois, alors dites-nous où vous voulez aller en allant parler à un courtier ; pour un avion entier, notre société sœur AEROAFFAIRES propose l’affrètement.
Questions fréquentes
Le passeport européen suffit-il pour emmener son chien au Portugal ?
Oui, avec la puce et le vaccin. La DGAV demande une puce électronique, un passeport émis dans le pays européen de résidence habituelle du propriétaire, et une vaccination antirabique valide. Vérifiez que la puce a bien été posée avant la vaccination : dans l’autre ordre, le vaccin n’est pas valable pour le voyage.
Mon chien doit-il porter une muselière dans les rues de Lisbonne ?
Pas s’il est tenu en laisse. L’article 7 du décret-loi n° 314/2003 interdit la présence d’un chien sur la voie ou dans un lieu public sans son détenteur et sans muselière fonctionnelle, sauf lorsqu’il est conduit en laisse. Pour les sept races potentiellement dangereuses, muselière et laisse courte d’un mètre au maximum sont exigées dans les lieux publics.
Mon chien peut-il monter dans un bus à Lisbonne sans sac de transport ?
Non, chez la Carris. Ses conditions générales n’autorisent le transport gratuit qu’à condition que l’animal soit enfermé dans un récipient approprié transportable comme un bagage à main, un seul par passager. Le métro, lui, accepte le chien muselé et tenu en laisse courte, avec son carnet de vaccination à jour et sa licence municipale.
Sources
Les règles changent : vérifiez-les avant chaque départ auprès de ces sources.
- DGAV — Animais de Companhia : Na Europa
- DGAV — Animais perigosos e potencialmente perigosos : informações gerais
- DGAV — Animais de companhia : legislação
- Commission européenne — Voyager avec un animal de compagnie dans l'UE
- Diário da República — Decreto-Lei n.º 314/2003, de 17 de dezembro
- Diário da República — Lei n.º 46/2013 (republicação do Decreto-Lei n.º 315/2009)
- Diário da República — Portaria n.º 422/2004, de 24 de abril
- Diário da República — Portaria n.º 968/2009, de 26 de agosto
- Metropolitano de Lisboa — Perguntas frequentes
- Carris — Condições Gerais de Transporte dos Serviços Carris (maio 2025)



