Vancouver avec son chien : les règles

Licence obligatoire, laisse de 2,5 mètres, cinq plages autorisées, parcs régionaux et transports : les règles officielles pour Vancouver.

Par l’équipe Loulou Air · · 9 min de lecture

Une femme en manteau camel accroupie près de son retriever de la Nouvelle-Écosse tenu en laisse, dans une rue résidentielle bordée d'érables rouges

Vancouver se promène bien avec un chien, à condition de connaître trois règles : la licence municipale, la laisse de 2,5 mètres dans tout l’espace public, et les cinq plages où les chiens sont admis. Les amendes prévues par le règlement municipal sur les animaux vont de 250 à 10 000 dollars canadiens, et la Ville le fait appliquer dans tous les parcs et sur toutes les plages, toute l’année. Voici ce que publient la Ville de Vancouver, Metro Vancouver, BC Parks et TransLink, au 19 octobre 2026.

Quels papiers pour emmener son chien à Vancouver ?

Un certificat de vaccination antirabique valide, rédigé en anglais ou en français. Pour un chien venu d’un pays qui n’est pas désigné comme indemne de rage, l’Agence canadienne d’inspection des aliments demande un certificat délivré en anglais ou en français par un vétérinaire habilité, qui identifie clairement le chien et montre que sa vaccination est à jour. En dessous de trois mois, aucune vaccination antirabique n’est demandée. L’agence accepte aussi, à la place, un titrage antirabique atteignant au moins 0,5 UI/ml, prélevé au moins trois à quatre semaines après toute vaccination antérieure, dont le rapport de laboratoire accompagne le chien.

À la frontière, la déclaration compte autant que le certificat. L’Agence des services frontaliers du Canada rappelle que ses agents peuvent refuser l’entrée, confisquer ou retenir un animal qui n’a pas été déclaré, animal de famille compris, ou dont les certificats manquent, et recommande de voyager avec l’original papier de tous les documents exigés. Le dossier complet est détaillé dans Emmener son chien au Canada : les règles.

Faut-il une licence pour son chien à Vancouver ?

Oui, dès trois mois. La Ville écrit qu’à Vancouver, tous les chiens et tous les chiens d’assistance de plus de trois mois doivent détenir une licence, renouvelée chaque année.

Le barème est public. Une nouvelle licence coûte 68 dollars canadiens par chien et par an, hors taxe, et le renouvellement le même montant ; passée la date d’expiration, une pénalité de retard de 10 dollars s’ajoute. Le remplacement d’une médaille perdue coûte 8 dollars, et la licence d’un chien d’assistance est gratuite. Un chien qui a reçu une lettre « Aggressive Dog » de la Ville doit faire l’objet d’une licence de chien agressif, à 222 dollars canadiens par an, que l’animal porte à son collier.

La licence suit le lieu où le chien est gardé. La Ville prévoit de l’annuler lorsque son maître quitte Vancouver, et de la transférer depuis une autre municipalité contre 8 dollars et la preuve d’une licence valide. Elle n’est en revanche jamais transférable à un autre propriétaire. Pour un chien gardé sur la réserve indienne Musqueam ou sur les University Endowment Lands, elle s’achète par téléphone ou en personne, et non en ligne.

Votre chien doit-il être tenu en laisse à Vancouver ?

Partout dans l’espace public, sauf dans une zone sans laisse désignée. La Ville résume le règlement municipal sur les animaux, l’Animal Control By-law 9150, en trois obligations : le chien doit détenir une licence valide, être sous contrôle à tout moment, et ne pas courir librement dans les espaces publics, hors de l’une des 39 zones sans laisse désignées.

Trois détails comptent sur le trottoir.

La longueur. La laisse ne doit pas dépasser 2,5 mètres, et la Ville précise que la plupart des laisses à enrouleur ne sont pas autorisées.

La main. Vous devez tenir la laisse à tout moment : attacher son chien à un poteau ou à un arceau à vélos n’est pas permis.

L’amende. Les infractions sont punies d’amendes allant de 250 à 10 000 dollars canadiens.

Dans les parcs, la règle est la même : les chiens y sont bienvenus et doivent être tenus en laisse sauf dans une zone sans laisse désignée. Animal Services reçoit d’ailleurs les signalements de chiens laissés libres hors d’une zone autorisée, et de chiens présents sur une plage.

Sur quelles plages de Vancouver les chiens sont-ils admis ?

Sur cinq, et seulement à l’intérieur des zones sans laisse délimitées. La Ville publie la même liste sur sa page des zones sans laisse et sur sa page des plages :

  • Hadden Park : restrictions de saison et d’horaires.
  • John Hendry Park.
  • New Brighton Park : restrictions de saison et d’horaires.
  • Spanish Banks Beach Park.
  • Sunset Beach Park.

Vancouver compte neuf plages en tout : les plus fréquentées du centre, English Bay et Kitsilano, ne figurent donc pas sur cette liste. Les horaires et les saisons varient d’une zone à l’autre, et la Ville les publie zone par zone : c’est la seule référence à jour avant de détacher son chien.

Quelles règles dans les parcs régionaux et provinciaux ?

Elles sont plus précises que celles de la ville, et écrites dans un règlement. Les grands espaces naturels autour de Vancouver relèvent de Metro Vancouver, qui demande que le chien soit tenu en laisse, sauf dans une zone sans laisse désignée ou sur un sentier à laisse facultative, et tenu à l’écart des ruisseaux, mares, zones humides et rivages.

Le règlement des parcs régionaux de 2025 dit le reste. Quiconque a la garde d’un animal doit le tenir en laisse et sous contrôle à tout moment, porter une laisse et un collier par animal, le remettre en laisse à l’approche d’un cheval, et ramasser ses déjections. Dans une zone signalée « off-leash area » ou « leash optional », le chien peut être détaché si la personne porte une laisse et le garde en vue.

Le règlement définit ce contrôle : l’animal reste à moins de 10 mètres et en vue de son maître, revient immédiatement quand il est appelé, n’importune, ne harcèle ni n’attaque personne, et ne court pas hors du sentier. Un agent du parc peut ordonner de mettre en laisse ou de museler un chien, y compris dans une zone sans laisse, ou lui interdire le parc. Toute infraction est passible d’une amende de 50 à 50 000 dollars canadiens et d’une peine de prison pouvant aller jusqu’à six mois.

Dans les parcs provinciaux de Colombie-Britannique, BC Parks indique que les animaux doivent être tenus en laisse dans la plupart des endroits et ne sont admis ni dans les aires de jeux ni dans les bâtiments publics.

Chien dans le bus, le SkyTrain et le SeaBus : quelles règles ?

Uniquement dans un contenant fermé. TransLink, l’autorité des transports de la région, accepte les animaux à bord à condition qu’ils soient gardés dans un contenant approprié : petit, porté à la main, entièrement fermé, tenant sur vos genoux, sans aucune partie de l’animal à l’extérieur, propre, sans odeur et sans bord coupant.

Le reste se joue à bord. Le contenant peut être posé au sol s’il ne gêne pas les autres voyageurs, mais pas près des portes. Un seul animal par voyageur est admis, les poussettes pour chien sont interdites, et les conducteurs peuvent refuser un animal à leur appréciation, par exemple faute de place. TransLink recommande de voyager en dehors des heures de pointe.

Le SeaBus, le bateau-navette qui relie le centre à North Vancouver, applique son propre dispositif. Des caisses de transport sont mises à disposition, quatre en tout, deux par terminal, et l’animal doit y être placé avant d’entrer dans la salle d’attente ; l’embarquement se fait par les portes 3 ou 4 et il y reste jusqu’à l’arrivée. Deux caisses seulement sont admises par traversée, pour des raisons d’exploitation et de place. Sur le service de transport adapté HandyDART, les animaux de compagnie ne sont pas admis ; les animaux d’assistance le sont.

Et le retour en France ?

Il est plus simple qu’un retour depuis beaucoup d’autres pays, parce que le Canada est un pays listé. La Commission européenne exige d’un chien venu d’un pays tiers une puce électronique et une vaccination antirabique valide : le chien doit avoir au moins 12 semaines le jour de la vaccination, celle-ci ne doit pas précéder la pose de la puce, et sa validité commence au plus tôt 21 jours après la primovaccination.

Le titrage antirabique, lui, n’est pas exigé : la Commission écrit que l’examen n’est pas requis pour un animal venant d’un pays inscrit aux annexes I et II du règlement d’exécution (UE) 2026/636, et le Canada figure bien à l’annexe II de ce règlement. Le traitement contre le ténia n’est pas demandé non plus : la Commission ne le réclame qu’avant d’entrer en Finlande, en Irlande, à Malte, en Irlande du Nord et en Norvège.

Deux points restent à préparer. Un chien qui vit habituellement dans l’Union voyage sans certificat sanitaire s’il est possible d’établir, d’après son passeport européen complété avant le départ, qu’il remplissait les conditions de vaccination antirabique. Et comme le Canada relève de l’annexe II et non de l’annexe I, le chien doit passer par un point d’entrée des voyageurs désigné, où le maître contacte l’autorité compétente pour les contrôles documentaires : nos pages formalités les détaillent.

Et si votre chien voyageait en cabine, à vos pieds ?

C’est ce que permet le vol privé partagé : le chien reste en cabine avec son maître, jamais en soute, et il passe le vol à vos pieds. Loulou Air, marque d’AEROAFFAIRES, courtier en aviation privée depuis 1991, vend le jet privé en Pay-per-Seat : vous payez votre siège, pas l’avion, et chaque billet comprend une place pour un humain et son chien. La limite de poids imposée par les compagnies régulières ne s’applique pas, puisque le chien ne voyage pas en soute ; la capacité dépend de l’appareil et du nombre d’animaux à bord, et un courtier valide chaque chien au cas par cas. L’embarquement se fait par un terminal d’aviation privée, sans file d’attente ni séparation, et l’équipage est briefé à l’accueil des animaux. Les formalités décrites ici restent dues sur tous les vols, privés compris, et nos courtiers vérifient le dossier de chaque chien avant le départ.

Nos lignes desservent aujourd’hui New York, Dubaï et Los Angeles : voir les vols ouverts. Nous ouvrons de nouveaux vols chaque mois, alors dites-nous où vous voulez aller en allant parler à un courtier ; pour un avion entier, notre société sœur AEROAFFAIRES propose l’affrètement.

Questions fréquentes

Mon chien peut-il courir librement sur une plage de Vancouver ?

Seulement sur cinq plages, et à l’intérieur de la zone sans laisse délimitée : Hadden Park, John Hendry Park, New Brighton Park, Spanish Banks Beach Park et Sunset Beach Park. Hadden Park et New Brighton Park appliquent en plus des restrictions de saison et d’horaires. Ailleurs, le chien reste en laisse, et la Ville fait appliquer son règlement toute l’année.

Un visiteur doit-il acheter une licence de chien à Vancouver ?

La Ville écrit que tout chien de plus de trois mois doit détenir une licence à Vancouver, et prévoit de l’annuler lorsque son maître quitte la ville ou de la transférer depuis une autre municipalité : la licence suit donc le lieu où le chien est gardé. Pour un séjour, appelez Animal Services au 604-873-7000 avant d’arriver.

Quelle laisse emporter pour Vancouver ?

Une laisse classique de 2,5 mètres au maximum, tenue à la main : la Ville précise que la plupart des laisses à enrouleur ne sont pas autorisées, et le règlement des parcs régionaux retient la même longueur. Pour la place du chien dans l’avion, c’est le transporteur qui décide, comme le détaille Chien en cabine : poids, taille et compagnies ; nos autres guides de villes sont dans le blog.

Sources

Les règles changent : vérifiez-les avant chaque départ auprès de ces sources.